Le Front National de Marine Le Pen (français/español)

Le triomphe du Front National de Marine Le Pen lors du premier tour des élections régionales françaises a provoqué tout un tsunami de déclarations concernant le succès d’un parti d’extrême droite. La première remarque, consiste en ce que s’il est vrai que le FN a son origine dans le domaine de la droite radicale, maintenant il appartient à un espace et à un moment de classification difficile, qui s’ajuste plus à le configurer comme un « péronisme » européen. Le succès de Jean-Marie Le Pen a été celui de réussir à fédérer dans une option électorale des monarchiques, des catholiques traditionnels, des néofascistes, des nostalgiques de Vichy, et des pieds-noirs (des algériens d’origine européenne) qui ont été expulsés lors de l’indépendance. Sa réputation en tant qu’ancien député de droite (poujadiste) et sa participation dans la guerre d’Algérie (officier parachutiste) lui a donné une grande popularité dans le domaine de la droite française. Cependant, son succès s’est limité à obtenir 10 % de l’électorat dans les élections européennes, empêché par le système majoritaire à triompher dans le reste des élections. Dans la tentative d’abandonner la marginalité politique, il n’a pourtant pas réussi à avoir des possibilités devant le cordon sanitaire de droite et de gauche du système qui encourageaient ses candidats, pour éviter la proclamation des lepénistes.

La rénovation effectuée par la fille de Le Pen, Marine, a supposé une tentative d’intégration de FN à l’intérieur de l’arc républicain français, comme l’élément le plus nécessaire du système. Son discours, moins extrémiste, est allé dans la direction d’une jeunesse laïque, au chômage et opposée au système régnant. De la même façon, sa catégorie féminine l’a aidé à augmenter le nombre de votes féminins d’une formation hégémoniquement masculine. L’assomption du discours républicain laïque français, le souverainisme gaulliste et un programme économique interventionniste, contraire au néolibéralisme régnant dans l’Union Européenne, lui a donné un rôle principal dans l’espace modéré de la droite et dans la gauche ouvrière. Pour éviter la perte du vote traditionnel du FN, sa nièce Marion Marechal-Le Pen, a continué avec le discours de son grand-père : pro-vie, l’antimariage gay et défenseur de toutes les mesures favorables à la famille. C’est pourquoi, Marine s’est présentée dans la région du nord, une zone désindustrialisée avec un taux de chômage très élevé et un ancien rempart de la gauche, alors que Marion le fait dans le sud rural et conservateur, avec une intense immigration algérienne.

Le vote au Front National, qui a tant alarmé à quelques chancelleries européennes, n’est pas dû au fait d’être d’extrême droite ou au fait d’en avoir cessé de l’être. La nouvelle image d’un FN moderne, intégré dans le système républicain, où ont été éliminés les anciens chefs d’un passé néofasciste, a réussi à faire que l’électorat rural conservateur, préfère la blonde Marine qu’à l’ami d’une grande fortune française: François Fillon. Le vote jeune de protestation, le vote rural des zones délocalisées de services sociaux, et l’urbain périphérique qui se trouve marginalisé par l’administration au profit des nouveaux pauvres, cherchent un nouveau populisme gaulliste qu’ils ne trouvent pas dans le message ultralibéral d’un Fillon ou Sarkozy qui sont amis d’Angela Merkel.

Les zones où le nouveau FN dépasse la barrière de 40 % sont la région méditerranéenne de la PACA et le bassin rural du Rhône, peuplées par des anciens expulsés d’Algérie. Mais aussi les zones désindustrialisées de l’Alsace, du Nord-Ouest flamand et de la zone de Calais s’y sont ajoutées.

Le nouveau FN a réussi à atteindre la limite de 30 % des votes, en absorbant le vote souverainiste d’une droite opposée à l’européisme des républicains –la formation du centre-droit de Les Républicains–, mais en supprimant le vieux parti communiste des quartiers ouvriers. Le FN a trouvé son créneau de vote chez les ouvriers industriels, les chômeurs (sans emploi) et les jeunes sans possibilité de trouver un emploi. Un sondage récent d’Ipsos/Sopra Steria publié avant les élections sur un échantillon de 8.000 personnes, montrait que le FN était le premier parti ouvrier : avec 43 %. Il était aussi la première option entre les jeunes de 18 à 24 ans, avec 35 %.

José Luis Orella, doctor en Historia.

VERSIÓN ESPAÑOLA:

El triunfo del Frente Nacional de Marine Le Pen en la primera vuelta de las elecciones regionales francesas causó todo un tsunami de declaraciones sobre el éxito de un partido de extrema derecha. La primera puntualización, es que si es cierto que el FN tiene su origen en el área radical de la derecha, ahora pertenece a un espacio y un momento de difícil clasificación, que se amolda más a configurarlo como un “peronismo” europeo. El éxito de Jean Marie Le Pen fue lograr federar en una opción electoral a monárquicos, católicos tradicionales, neofascistas, nostálgicos de Vichy, y pied noirs (argelinos de origen europeo) que fueron expulsados cuando la independencia. Su fama como antiguo diputado derechista (poujadista) y su participación en la guerra de Argelia (oficial de paracaidistas) le dio popularidad en el campo de la derecha gala. No obstante, su éxito se limitó a obtener un 10 % del electorado en las elecciones europeas, imposibilitado por el sistema mayoritario a triunfar en el resto de las elecciones. Sus intentos de abandonar la marginalidad política no tuvo posibilidades ante el cordón sanitario de la derecha y la izquierda del sistema que aupaban a sus candidatos, evitando la proclamación de los lepenistas.

La renovación efectuada por la hija de Le Pen, Marine, ha supuesto un intento de integración de FN dentro del arco republicano francés, como un elemento más necesario del sistema. Su discurso, menos extremista, ha ido en dirección a una juventud laica, parada y contraria al sistema imperante. Del mismo modo, su categoría femenina le ha ayudado a aumentar el número de votos femeninos de una formación hegemónicamente masculina. La asunción del discurso republicano laico francés, el soberanismo gaullista y un programa económico intervencionista, contrario al neoliberalismo imperante en la Unión Europea le ha dado un protagonismo en el espacio moderado de la derecha y en la izquierda obrera. Para evitar la pérdida del voto tradicional del FN, su sobrina Marion Marechal-Le Pen, ha continuado con el discurso de su abuelo, próvida, antimatrimonio gay y defensora de todas las medidas favorables a la familia. Por eso, Marine se presentó en la región del norte, una zona desindustrializada con enorme paro y antiguo baluarte de la izquierda, mientras que Marión lo hace por el sur rural y conservador, con una intensa inmigración argelina.

El voto al Frente Nacional, que tanto ha alarmado a algunas cancillerías europeas, no es tanto por ser la extrema derecha, como por haber dejado de serlo. La nueva imagen de un FN moderno, integrado en el sistema republicano, eliminados los antiguos caudillos de un pasado neofascista, ha proporcionado que el electorado rural conservador, prefiera a la rubia Marine, que al amigo de las grandes fortunas francesa, François Fillon. El voto joven de protesta, el rural de las zonas deslocalizadas de servicios sociales, y el urbano periférico que se ve marginado por la administración en beneficio de los nuevos pobres, buscan un nuevo populismo gaullista que no encuentran en el mensaje ultraliberal de un Fillon/Sarkozy amigo de Angela Merkel. Las zonas donde el nuevo FN está superando barreras del 40 % es la región mediterránea de la PACA y la cuenca rural del Ródano, pobladas por antiguos expulsados de Argelia. Pero también se han sumado las zonas desindustrializadas de Alsacia y del Noroeste flamenco y zona de Calais.

El nuevo FN ha conseguido llegar al límite del 30 % de los votos, absorbiendo el voto soberanista de una derecha contraria al europeísmo de Los republicanos, la formación de centroderecha de François Fillon, pero eliminando al viejo partido comunista de los barrios obreros. El FN ha encontrado su nicho de voto en los obreros industriales, los parados (cesantes) y los jóvenes sin posibilidad de encontrar empleo. Un estudio reciente de Ipsos/Sopra Steria publicado antes de las elecciones sobre una muestra de 8.000 personas, señalaba que el FN era el primer partido obrero: con un 43%. También era la primera opción entre los jóvenes de 18 a 24 años, con un 35%.

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